Pollution atmosphérique dans les mégapoles : faut-il craindre des problèmes de santé ?

La pollution atmosphérique est un problème de santé publique majeur dans le monde entier. Le Canada a réalisé des progrès considérables dans la lutte contre ce phénomène dangereux. Cependant, cette question reste d’actualité, en particulier dans les grandes villes telles que Montréal. Pour en savoir plus sur ce problème et les moyens de le résoudre, consultez le site montreal-name.com

Impact de la pollution atmosphérique sur la santé

Une grande partie des polluants atmosphériques provient de la combustion de matières organiques telles que le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Les sources de pollution atmosphérique varient selon le lieu et la situation. Les sources de pollution les plus importantes sont les transports, l’industrie, le chauffage et les habitations.

Certains polluants, tels que certaines particules métalliques, peuvent également se retrouver naturellement dans l’air. C’est ce qu’on appelle le bruit de fond. La qualité de l’air est également influencée par le climat et les conditions météorologiques. Par exemple, des phénomènes météorologiques tels que le vent, la pluie et l’humidité. Certains polluants peuvent être transportés sur de longues distances, et ce sont précisément ceux-ci qui se retrouvent assez souvent dans l’espace aérien de Montréal.

La mauvaise qualité de l’air a un impact significatif sur la santé humaine. À Montréal, les niveaux de polluants restent assez bas, ce qui signifie que leur impact sur la santé humaine reste assez négligeable.  Cependant, un très grand nombre de personnes dans la métropole sont exposées aux polluants présents dans l’air, ce qui entraîne des problèmes de santé.

Pour réduire ces risques, il est important de veiller non seulement à ce que la quantité de polluants soit proche de zéro, mais aussi à ce que le moins possible d’habitants et de visiteurs de la ville soient exposés à ces substances. Des études menées à Montréal montrent que les personnes les plus vulnérables à la pollution atmosphérique sont :

  • enfants ;
  • les personnes âgées ;
  • les personnes souffrant de problèmes de santé chroniques (par exemple, hypertension, diabète, asthme).

Ces études montrent également qu’un certain nombre de décès pourraient être liés à l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé humaine. Cependant, pour Montréal, le nombre annuel de décès prématurés liés à ce phénomène est très faible.

Il existe un autre facteur assez important qui doit être pris en compte lors de l’évaluation de l’impact sur la santé. Il s’agit de l’exposition combinée. L’exposition combinée est le contact avec plusieurs polluants simultanément ou successivement. Les personnes sont exposées aux polluants présents dans l’air intérieur et à d’autres facteurs de risque, tels que l’absence d’espaces verts, le bruit ambiant ou le mode de vie, par exemple le tabagisme.

L’exposition à tous ces facteurs peut avoir des effets néfastes sur la santé humaine. Cela touche davantage les personnes vivant dans les quartiers les plus pauvres de Montréal, où ces différents facteurs sont souvent présents simultanément.

Solides

En général, la pollution de l’air constitue une menace sérieuse pour la santé humaine et cause chaque année plus de 4 millions de décès prématurés dans le monde, selon les données pour 2021.  Parmi les différents polluants atmosphériques, les particules solides sont parmi les plus problématiques et sont classées par le Centre international de recherche sur le cancer dans le groupe 1 des substances cancérigènes pour l’homme. Il s’agit de substances qui peuvent provoquer ou augmenter considérablement le risque de développement de tumeurs malignes, c’est-à-dire de cancers, chez les organismes vivants.

La taille de ces particules est un paramètre essentiel pour évaluer leur impact sur la santé, mais elles constituent une menace beaucoup plus importante pour la santé que d’autres particules plus grossières, car elles peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et provoquer des effets néfastes, tels que des maladies respiratoires et cardiovasculaires.

La pollution atmosphérique a de graves conséquences sur la santé au Canada. Le gouvernement estime qu’environ 15 300 décès prématurés par an sont liés à la pollution atmosphérique. Montréal est la plus grande ville de la province de Québec et la deuxième plus grande ville du Canada, avec une population d’environ 4 millions d’habitants.

La ville dispose d’un réseau de 14 stations de surveillance de la qualité de l’air qui mesurent en permanence la concentration des principaux polluants, tels que l’oxyde d’azote, l’ozone, etc. Ces stations de surveillance municipales font également partie du Programme national de surveillance de la pollution atmosphérique du ministère de l’Environnement et du Changement climatique du Canada. Cet organisme est la principale source de données sur la qualité de l’air atmosphérique dans le pays et propose des mesures spécialisées de la composition des particules en suspension dans l’air à l’aide d’analyses hors ligne sur une zone limitée.

Rappelons que les particules fines comprennent la poussière microscopique, la suie, les sulfates, les nitrates, les composés organiques, les particules métalliques, les spores de moisissure et le pollen, qui sont produits par la combustion de carburants dans les transports, l’industrie, le chauffage, ainsi que par des processus naturels et des tempêtes de poussière. Toutes ces données permettent de dresser un portrait de l’évolution des concentrations de polluants à Montréal au fil des ans.

Une journée avec du smog

Qu’est-ce qu’une journée où la qualité de l’air est mauvaise ? Selon les critères établis, dès que la concentration de particules fines dépasse 35 µg/m³ pendant au moins trois heures dans une station, la journée est considérée comme mauvaise. Pour qu’une journée où la qualité de l’air est mauvaise soit reconnue comme une journée de smog, la concentration de particules fines 2,5 doit dépasser 35 µg/m³ pendant au moins 3 heures sur plus de 75 % du territoire de l’agglomération de Montréal. En règle générale, lors d’une journée de smog, la concentration de particules fines reste élevée pendant 24 heures, voire plus.

Les particules fines sont la principale cause du smog. Elles sont présentes tout au long de l’année, mais leur quantité augmente en hiver en raison des besoins accrus en chauffage. Le smog peut avoir des effets néfastes sur la santé des populations les plus vulnérables. Entre 2014 et 2019, Montréal a connu un peu moins de jours de smog.

Comme dans la plupart des régions du Québec, l’année 2020 a été marquée par une augmentation du nombre de ces jours. Malgré le ralentissement des activités lié à la pandémie de COVID-19. Cette augmentation est probablement due à des conditions météorologiques défavorables. De même, depuis 2018, plusieurs rapports sur l’état de santé de la population concernant l’arsenic ont été publiés, le dernier datant de 2022.

Une minute d’optimisme

Selon les données disponibles, les émissions de polluants ont diminué au cours des 20 dernières années. Aucun quartier particulier de Montréal ne présente une qualité de l’air critique. De plus, le risque pour la santé humaine reste faible. Afin de réduire l’impact des polluants atmosphériques extérieurs sur la santé de la population de l’agglomération et les inégalités sociales qui en découlent dans le domaine de la santé, la ville de Montréal et la Direction régionale de la santé publique se sont engagées à mettre en œuvre plusieurs mesures spécifiques.

Premièrement, poursuivre les travaux visant à déterminer le niveau d’exposition de la population aux polluants atmosphériques extérieurs, notamment en identifiant les nouvelles substances et leurs effets sur la santé. Deuxièmement, tenir à jour et diffuser des informations sur la qualité de l’air et les sources locales et régionales de polluants, tout en soutenant les mesures visant à les réduire.

Et, bien sûr, renforcer la coopération entre le Service de l’urbanisme et de la mobilité, notamment dans le cadre de la révision du Plan d’urbanisme et de mobilité et de l’élaboration des moyens de sa mise en œuvre, afin de prendre en compte les problèmes liés à la pollution atmosphérique.

Sources :

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