Le raton laveur est un animal extrêmement intelligent, capable d’exploiter, ou plutôt de tirer des conclusions de diverses situations. On le trouve dans une grande variété d’habitats, des régions tropicales d’Amérique centrale et du Mexique aux écosystèmes nordiques du Canada et aux habitats tempérés des États-Unis. Il s’adapte très bien à la présence humaine. Il est important qu’il ait accès à l’eau. Il préfère donc les forêts humides et fraîches. Néanmoins, on peut le trouver dans les zones agricoles et rurales, ainsi que dans les zones suburbaines ou urbaines.
Habituellement, le raton laveur choisit un creux d’arbre comme tanière, mais il peut aussi utiliser un vieux trou de marmotte, une grotte, une mine, un bâtiment abandonné, un garage, un égout, ou même une maison ou un cabanon, une cheminée, etc. Pour en savoir plus sur les raisons et les endroits où vivent les ratons laveurs à Montréal et comment ils s’adaptent à l’environnement urbain de la métropole, consultez le site suivant montreal-name.com.
S’adapter à la métropole

Tous les ratons laveurs qui ont choisi la grande ville canadienne de Montréal comme lieu de résidence se sont très bien adaptés à la vie urbaine. Les animaux vivent dans les parcs, les quartiers résidentiels et même au centre-ville. Ils trouvent leur nourriture dans les poubelles et les jardins. Ils s’abritent également dans les creux d’arbres, les greniers, les cheminées et d’autres endroits isolés. Leur présence à Montréal est de plus en plus visible. Ces animaux à l’allure mignonne sont reconnus pour leur capacité à résoudre des problèmes et à s’adapter à la vie urbaine, même dans une métropole.
On croit que les ratons laveurs urbains de Montréal se développent de façon beaucoup plus dynamique que les ratons laveurs ruraux.16 Par exemple, dans l’Ouest-de-l’Île, on trouve de 35 à 40 ratons laveurs par kilomètre carré. Sur le mont Royal, on en trouve 68 par kilomètre carré. En comparaison, dans les régions sauvages, on ne trouve généralement pas plus de quatre ou cinq animaux par kilomètre carré. Depuis leur arrivée en ville, ils sont devenus plus gros et plus paresseux, mais aussi plus intelligents et plus sages. Et ils prospèrent. Le nombre de ratons laveurs qui vivent actuellement sur le mont Royal en témoigne.
Bref, le raton laveur fait partie intégrante du paysage montréalais et sa présence peut nécessiter des mesures pour minimiser les inconvénients qu’il peut causer.
Il est intéressant de noter que les Montréalais éprouvent de la compassion pour les ratons laveurs dans de tels moments, mais qu’ils n’en ont pas peur. Mais devrions-nous avoir peur d’eux, d’après notre expérience ? Depuis 15 ans, dans les grands parcs à Montréal, ces animaux sont vaccinés contre la rage et la maladie de Carré, qui affecte les chiens et d’autres mammifères comme la belette.
Attention aux ratons laveurs !

En outre, les ratons laveurs peuvent également être porteurs de certains parasites susceptibles d’infecter l’homme, comme le Baylisascaris. Le danger de cette infection pour l’homme est qu’elle est asymptomatique, mais qu’elle peut affecter le système nerveux et même provoquer la cécité. Cependant, pour être juste, elle n’est pas très fréquente chez l’homme.
Par exemple, aux États-Unis, seuls 13 cas d’encéphalite causés par le parasite Baylisascaris ont été confirmés, tandis qu’au Canada, seul un cas similaire a été rapporté. Cependant, comme vous le savez, mieux vaut prévenir que guérir, et c’est pourquoi les experts recommandent de porter un masque lorsqu’on nettoie une zone contaminée par des excréments de raton laveur.
Aujourd’hui, les habitants de la métropole doivent accepter le fait que les ratons laveurs se sont installés dans leur ville. Une autre question se pose : ces animaux sont-ils des nuisibles ? Quel mal ces mignonnes créatures peuvent-elles faire à part vider les poubelles, occuper les greniers de certaines villes, boucher les égouts ou dévaster les jardins ?
La liste, vous en conviendrez, est assez conséquente. Il est peu probable que quiconque souhaite, par exemple, que quelqu’un s’installe dans son grenier et vide ses poubelles comme un porc. Mais ces problèmes peuvent être résolus assez facilement si l’on prend la précaution de bien calfeutrer les ouvertures et les poubelles. Et puis, d’après ceux qui en ont fait l’expérience, vous serez encore plus incommodés par les réconciliations que par les ratons laveurs.
Halo de l’habitat

Des parcs, des parcs et encore des parcs. C’est vrai, les ratons laveurs aiment vivre dans les parcs. Mais ce n’est pas la panacée. Les animaux s’adaptent si bien à la vie urbaine que, selon les experts, une sous-espèce, le raton laveur urbain, pourrait bientôt voir le jour. La vie en ville modifie le comportement des ratons laveurs et les oriente vers une nouvelle voie d’évolution.
L’expérience montre qu’ils quittent rarement leur territoire de deux ou trois pâtés de maisons, en évitant soigneusement de traverser les artères principales. Dans cette zone urbaine, ils peuvent souvent trouver au moins une douzaine de cachettes – garages, remises, greniers et autres dépendances. Ils y attendent la tombée de la nuit, réfléchissant à la meilleure façon d’ouvrir une poubelle, leur principale source de nourriture. En hiver, l’activité des ratons laveurs est quasiment nulle. Au lieu d’hiberner, ils dorment simplement dans des terriers ou des abris.
C’est pourquoi les experts, comme Denis Fournier, technicien en gestion de la faune au Parc des Grands Parcs de Montréal, sont convaincus que le raton laveur s’adapte très bien à la vie urbaine dans la métropole. La seule chose qui peut poser problème est de trouver une source d’eau constante. Sinon, comme il n’y a pas de prédateurs naturels en milieu urbain, la vie des ratons laveurs s’apparente à une villégiature.
Le mont Royal et les ratons laveurs

Le pont d’observation Camillian Howe sur le mont Royal, un lieu de rencontre célèbre pour les amoureux. Mais c’est aussi un lieu de rencontres plus insolites et intéressantes. C’est là que les gens voient régulièrement des ratons laveurs depuis peu. L’un des aspects intéressants et optimistes des ratons laveurs qui vivent ici est qu’aucun cas de rage n’a été détecté chez les ratons laveurs de l’île de Montréal depuis trois ans.
Du côté désagréable et pessimiste, la suralimentation finit par entraîner de nombreux problèmes de santé. Ils deviennent trop paresseux et font confiance aux visiteurs, mais cette proximité est dangereuse pour les deux espèces. Plusieurs cas de visiteurs mordus par ces animaux ont été rapportés, mais il n’y a pas de statistiques exactes à ce sujet.
Le mont Royal abrite actuellement une densité assez importante de chauves-souris rinceuses. Les nourrir à la main, ce qui serait devenue une habitude pour plusieurs dizaines de visiteurs, modifie leur comportement et nuit à leur bien-être personnel. Paradoxalement, les ratons laveurs deviennent moins timides et plus agressifs lorsqu’on leur refuse de la nourriture.
Un autre problème, selon les experts, est qu’aujourd’hui, sur le mont Royal, on trouve souvent des ratons laveurs obèses pesant près de 13 kg, soit le double de la moyenne de leurs congénères. Par conséquent, de plus en plus de ratons laveurs commencent à dépendre de l’homme pour se nourrir. Il s’agit d’une tendance plutôt désagréable, d’autant plus que tout le monde est averti qu’il ne faut pas le faire, que c’est potentiellement dangereux pour les animaux.
En effet, comme vous le savez, ces petits mammifères sont habiles, très intelligents et rusés. Ils n’ont pas leur pareil pour ouvrir les poubelles les plus difficiles afin d’y trouver de la nourriture. Bien que nourrir les animaux soit considéré comme une activité gratifiante, voire réconfortante, ce n’est pas le cas.
En prenant l’exemple des ratons laveurs, il est clair que nourrir les animaux sauvages n’est pas une vertu, mais plutôt un vice. Il nuit aux animaux eux-mêmes, en l’occurrence aux ratons laveurs du Mont-Royal. Après tout, les animaux sauvages doivent trouver tout ce dont ils ont besoin dans leur milieu naturel, c’est ainsi qu’ils s’adaptent à l’environnement dans lequel ils vivent et qu’ils apprennent à survivre.
Sources :
- https://reporterre.net/Futes-et-curieux-a-la-rencontre-des-ratons-laveurs
- https://www.lapresse.ca/environnement/201102/25/01-4374214-les-ratons-laveurs-rois-de-la-jungle-urbaine.php
- https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201205/03/01-4521697-des-ratons-laveurs-trop-populaires-au-mont-royal.php
