Les XXIes Jeux olympiques d’été de 1976 devaient se tenir à Montréal. La ville se préparait à être à la hauteur de l’événement. L’une des pièces maîtresses des Olympiades de 76 devait être le Parc olympique, comprenant le Village olympique, le Stade olympique et plusieurs autres installations. Découvrez comment la ville s’est préparée pour les Jeux et a construit le célèbre Parc olympique sur montreal-name.com.
Une préparation au bord du gouffre

Bien que les Jeux olympiques ne devaient commencer qu’en 1976, dès avril 1972, l’administration municipale de Montréal dévoilait les plans et les maquettes des installations prévues pour l’événement. Les travaux de fondation ont débuté un an plus tard, en 1973.
L’architecte français Roger Taillibert a été chargé de diriger ce projet d’envergure. Mais dans les mois qui ont suivi, une mauvaise surprise l’attendait, lui et toute son équipe. Quelques mois seulement après le début du chantier, les travaux ont été interrompus par des grèves d’ouvriers. L’incertitude planait, et l’on craignait le pire : que Montréal ne soit pas prête à temps pour accueillir les Jeux. La rumeur selon laquelle la ville ne serait jamais prête à temps se propageait comme une certitude. Divers groupes ont cherché à profiter de la situation, notamment des délais serrés imposés par les contrats. Les budgets de construction ont grimpé pour atteindre des sommes astronomiques. C’est dans ce contexte difficile que les responsables du projet ont dû travailler.
Le Parc olympique

Le Parc olympique s’étend sur une superficie de plus de 55 hectares. Il est situé dans l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve, le long de la rue Sherbrooke. Il comprend le Stade, dont la tour inclinée est la plus haute du monde, ainsi qu’un centre aquatique et un vélodrome.
Non loin du parc se trouve le Village olympique, destiné aux athlètes. C’était le lieu où ils résidaient en dehors des compétitions. Pendant la durée des Jeux, le village a accueilli plus de 9 500 athlètes, accompagnateurs et délégués.
Le Stade olympique de Montréal a également tourné à plein régime. Il a accueilli toutes les épreuves d’athlétisme, les demi-finales et la finale de soccer, ainsi que le Grand Prix de saut d’obstacles en équitation. Les compétitions de sports aquatiques se sont déroulées dans le centre aquatique, installé sous le mât du Stade. Le Vélodrome a été le théâtre des épreuves de cyclisme sur piste et de judo. Un gymnase, des saunas, des salles de relaxation et de massage, un centre médical, un point d’accueil, une cafétéria et des installations de contrôle électronique complétaient les infrastructures du Parc olympique.
Une œuvre d’art architecturale

Plusieurs autres sites à Montréal ont été spécialement construits ou rénovés pour les Jeux. Parmi ceux-ci, on compte le bassin olympique pour l’aviron.
De plus, les infrastructures des universités locales ont été mises à contribution, par exemple, le stade Percival-Molson de l’Université McGill et les installations de l’Université de Montréal. Certaines compétitions se sont déroulées en dehors de Montréal, à l’Université Laval à Québec, au Palais des sports de Sherbrooke, et sur les sites de tir de L’Acadie et de Joliette. Il ne faut pas oublier les parcours équestres de Bromont, dans les Cantons-de-l’Est. Plus encore, quelques épreuves ont même eu lieu hors du Québec, dans les villes de Toronto et de Kingston.
Mais quoi qu’on en dise, l’œuvre architecturale la plus unique était et demeure le Stade olympique.
Bien que le milliard de dollars investi dans sa construction ait longtemps suscité controverses et débats, sans parler des coûts additionnels pour l’achèvement du mât et de son fameux toit, toutes ces discussions ne changent rien au fait que le stade est une création architecturale unique en son genre.
Aujourd’hui, le Stade olympique est considéré comme l’une des principales attractions touristiques de Montréal. D’ailleurs, l’ancien Village olympique a été converti en appartements résidentiels.
