Park · Montréal · ⭐ 9.3/10 · 3743 avis · mis à jour : 2026-08-04 15:54:44
Adresse: 2425 Boul. Gouin E, Montréal, QC H2B 2P5, Canada
Parc-nature de l’Île-de-la-Visitation — trois siècles de moulins au bord de la rivière des Prairies
C’est le plus urbain des parcs-nature de Montréal, et paradoxalement l’un des plus riches en histoire. Trente-quatre hectares étirés en ruban le long de la rivière des Prairies, avec une île au milieu, les ruines de moulins vieux de trois siècles, un barrage hydroélectrique en pleine ville et l’un des meilleurs postes d’observation des oiseaux pêcheurs de l’île. On y vient pour marcher une heure et on repart en ayant traversé le Régime français, la révolution industrielle et l’électrification du Québec.
Points forts
- Le site des Moulins — les vestiges du complexe meunier du Sault-au-Récollet, dont l’origine remonte aux années 1724-1726, quand l’ingénieur Simon Sicard érigea la digue et un moulin à scie près de l’île.
- La maison du Pressoir — un bâtiment de 1806 lié au pressage du cidre, aujourd’hui lieu d’interprétation du patrimoine du quartier.
- La maison du Meunier — l’ancienne maison du meunier, reconvertie en lieu d’accueil avec café, à deux pas des ruines.
- Le barrage de la centrale de la Rivière-des-Prairies — mis en service en 1929, d’une puissance installée de 45 MW; ses belvédères offrent les meilleures vues sur l’eau vive.
- Le bihoreau gris — l’oiseau emblème du parc, présent de la mi-avril à la mi-octobre; le site est l’un des meilleurs de Montréal pour observer les oiseaux pêcheurs, dont le grand héron.
- L’île de la Visitation elle-même — une île boisée reliée par passerelles, avec des sentiers qui longent l’eau presque partout.
Ce qu’on y trouve
Le parc est linéaire : il épouse la rive sur plusieurs kilomètres, ce qui fait qu’on ne perd jamais l’eau de vue. Le réseau de sentiers est plat, bien balisé et praticable en toutes saisons, et les points d’intérêt patrimoniaux sont répartis le long du parcours plutôt que concentrés à un seul endroit.
- Environ 8,8 km de sentiers de randonnée faciles, doublés d’itinéraires cyclables.
- Les ruines des anciens moulins et les deux maisons patrimoniales ouvertes en saison.
- Des belvédères sur la rivière et sur les installations du barrage.
- Un café et des aires de pique-nique près du secteur d’accueil.
- Un réseau hivernal : trois pistes de ski de fond — L’Écureuil (3,6 km), Le Lapin (2,7 km) et La Tortue (1,3 km) — plus un sentier de raquette d’environ 2,1 km et une butte à glisser.
- Une station de réparation de vélo, des supports à vélos, des fontaines et des toilettes accessibles.
Quoi faire — et pour qui
- Ornithologues amateurs — des centaines d’espèces sont observées ici au fil de l’année : bihoreaux, grands hérons, canards, pics — pic à dos noir, pic mineur, grand pic — et même le faucon pèlerin.
- Amateurs d’histoire — trois cents ans d’industrie meunière lisibles dans le paysage, du barrage seigneurial du XVIIIe siècle à la centrale du XXe.
- Marcheurs et cyclistes du dimanche — un parcours plat, court, sans dénivelé notable, idéal pour une sortie de deux heures accessible en métro et autobus.
- Familles — la butte à glisser en hiver, les passerelles et l’eau visible partout tiennent les enfants en éveil sans exiger de longues distances.
- Fondeurs débutants — trois pistes courtes et faciles, avec possibilité de location d’équipement en saison, parfaites pour un premier essai.
- Pêcheurs — la rivière des Prairies est fréquentée par les pêcheurs à la ligne, dans le respect de la réglementation provinciale en vigueur.
Comment s’y rendre et infos pratiques
Le parc se trouve dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, dans le nord de l’île, à la limite de Montréal-Nord. En transport en commun, prenez la ligne orange du métro jusqu’à la station Henri-Bourassa, puis l’autobus 69 vers l’est : la desserte est directe et fréquente. L’accès au parc est gratuit; le stationnement, la location d’équipement hivernal et certaines activités d’interprétation sont tarifés séparément. Le parc est ouvert tous les jours de 7 h à 22 h, le stationnement pouvant fermer plus tôt. Prévoyez deux heures pour une boucle complète avec arrêts au site patrimonial, une demi-journée si vous ajoutez l’observation des oiseaux ou une visite des maisons.
Quand y aller
Le printemps est spectaculaire : la débâcle, le débit soutenu de la rivière et le retour du bihoreau gris à la mi-avril font de mai le mois idéal pour l’ornithologie. L’été offre l’ombre continue du couvert forestier riverain, une fraîcheur réelle par rapport au reste de la ville, et l’accès complet aux maisons patrimoniales. L’automne colore la rive de jaune et de rouge et vide les sentiers — c’est la meilleure saison pour la photographie des ruines et du barrage. L’hiver transforme le parc en petit domaine nordique : trois pistes de ski de fond tracées, un sentier de raquette, une butte à glisser et la rivière partiellement figée sous les belvédères. Comme les distances sont courtes et les sentiers plats, c’est l’un des parcs les plus faciles à fréquenter par grand froid.
Bon à savoir
Le nom du secteur remonte à un drame : le 25 juin 1625, le missionnaire récollet Nicolas Viel et son jeune compagnon surnommé Ahuntsic se noient dans les rapides de la rivière des Prairies. Le lieu devient le Sault-au-Récollet — et Ahuntsic donnera plus tard son nom à l’arrondissement. Les Sulpiciens y déplacent leur mission et y érigent leurs moulins seigneuriaux; l’église de la Visitation, construite en pierres des champs entre 1749 et 1751, est la plus ancienne église encore debout sur l’île de Montréal. L’activité meunière traverse les siècles : entre 1724 et 1726, Simon Sicard bâtit la digue et un moulin à scie, suivis d’un moulin banal et d’un moulin à carder la laine; s’ajouteront ensuite une clouterie, des scieries et une papeterie, et la production ne s’arrête définitivement qu’en 1977. Au XXe siècle, la Back River Power Company obtient les droits hydrauliques; la centrale entre en service en 1929 et l’ouvrage est complété au début des années 1930, relevant le niveau de l’eau et submergeant les rapides du Gros-Sault. La centrale passe à Hydro-Québec lors de la nationalisation de la Montreal Light, Heat and Power le 15 avril 1944. Le parc lui-même est aménagé en 1984, dans la foulée du programme d’acquisition d’espaces naturels lancé en 1979 par la Communauté urbaine de Montréal; l’appellation « parcs-nature » remplace officiellement celle de « parcs régionaux » le 24 mars 1994.
Conseils aux visiteurs
- Pour les oiseaux, venez tôt le matin entre la mi-avril et la mi-octobre, et postez-vous aux belvédères proches du barrage : c’est là que se concentrent les pêcheurs à plumes.
- Vérifiez les heures d’ouverture des maisons patrimoniales avant de partir : elles sont saisonnières et plus restreintes que celles du parc.
- Les berges près de l’eau vive restent glissantes toute l’année — restez sur les sentiers balisés, particulièrement au printemps et en hiver.
Questions et réponses
Pourquoi le secteur s’appelle-t-il Sault-au-Récollet ? À cause de la noyade, le 25 juin 1625, du récollet Nicolas Viel et de son compagnon Ahuntsic dans les rapides de la rivière des Prairies. Le nom Ahuntsic a par la suite été donné à l’arrondissement.
Peut-on encore voir les moulins ? On voit les vestiges du complexe meunier, ainsi que deux bâtiments patrimoniaux conservés : la maison du Meunier et la maison du Pressoir, cette dernière datant de 1806.
Quels oiseaux peut-on observer ? Le bihoreau gris est l’espèce vedette, présente de la mi-avril à la mi-octobre. On y voit aussi le grand héron, divers canards, plusieurs espèces de pics, des mésanges et, à l’occasion, le faucon pèlerin.
Y a-t-il des castors dans le parc ? Le corridor riverain abrite une faune de berge, et il n’est pas rare de repérer des troncs rongés le long de l’eau. Les oiseaux pêcheurs restent toutefois l’attraction faunique la plus fiable du site.
Comment s’y rendre sans voiture ? Métro ligne orange jusqu’à Henri-Bourassa, puis l’autobus 69. Le trajet est direct et le parc est accessible en moins d’une heure depuis le centre-ville.
Que faire ici en hiver ? Ski de fond sur trois pistes tracées (L’Écureuil, Le Lapin, La Tortue), raquette, glissade sur la butte et randonnée hivernale. De l’équipement peut être loué sur place en saison.
L’entrée est-elle gratuite ? Oui, l’accès au parc est gratuit. Le stationnement, les locations d’équipement et certaines activités guidées sont facturés séparément.
Le parc convient-il aux poussettes ? Oui. Les sentiers principaux sont plats et bien entretenus, des toilettes accessibles et un stationnement réservé sont prévus, et le dénivelé est négligeable.
Photos






Voir 1 photos de plus

Avis des visiteurs
Dernière mise à jour des avis : 2026-08-04 15:54:44
Les données sont mises à jour chaque mois. Sources : montreal-name.com et sélection éditoriale basée sur les avis.

Ce parc est un endroit formidable pour toutes sortes d'activités : marcher, courir, faire du vélo, pique-niquer ou tout simplement promener son chien. Les sentiers sont relaxants, surtout grâce au clapotis de l'eau qui c…
Visitez ce parc-nature pour une fin de semaine de détente parfaite entre amis! Profitez des nombreux emplacements pour barbecue, des toilettes propres et des vues saisissantes sur le bord de mer et la plage. L'endroit pa…
Un beau parc long et ombragé qui suit le cours de la rivière des Prairies. On y a une superbe vue sur le barrage de la centrale hydroélectrique. Le long du sentier, il y a des fontaines, des bancs, des aires de repos, de…
Ce parc offre une promenade très agréable et rafraîchissante au bord de l'eau. Les sentiers pédestres et les pistes cyclables sont excellents.
Et le long des sentiers, il n'est pas rare d'apercevoir, par exemple, des be…