La brasserie Molson est l’une des plus anciennes d’Amérique du Nord, avec une histoire qui remonte à la fin du XVIIIe siècle. Elle se classe parmi les cinq plus grandes compagnies brassicoles du monde et est la plus grande brasserie du Canada, produisant une large gamme de bières de renommée mondiale. Pour en savoir plus, visitez montreal-name.com.
Les débuts de la brasserie Molson
Le fondateur de la brasserie est John Molson. Né le 28 décembre 1763 à Moulton, dans le Lincolnshire, en Angleterre, il perd ses deux parents très jeune et décide d’émigrer au Canada à l’âge de dix-huit ans.

Il s’installe en banlieue de Montréal chez un ami de la famille, Thomas Lloyd, qui possède une petite brasserie sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Bientôt, John Molson s’intéresse lui-même au brassage et devient partenaire dans l’entreprise en 1783, y investissant les fonds reçus en héritage. Cependant, leur partenariat est de courte durée. L’année suivante, John intente un procès contre Thomas Lloyd pour une dette impayée. Ayant remporté le procès, il prend le contrôle total de la brasserie.
En 1785, John se rend en Angleterre pour s’approvisionner. Pendant son séjour dans son pays natal, l’entrepreneur en herbe met la main sur un livre de J. Richardson intitulé « Theoretical hints on an improved practice of brewing malt liquors », qu’il lit avec plaisir durant son voyage de retour à Montréal. Le livre se révèle très utile et lui apporte de nombreuses connaissances et conseils. À son arrivée au Canada, John Molson se consacre à l’expansion de son entreprise. La première bière brassée selon sa propre technologie est une ale, vendue cinq cents la bouteille. 
L’expansion de la production
Comme sa brasserie est la seule de la région, elle gagne rapidement en popularité et génère des profits considérables. Dans ses notes, John mentionne que les clients sont si nombreux qu’il n’arrive même pas à en servir la moitié. À la fin de 1786, ses revenus s’élèvent à 1 000 $ pour une production de 80 barils (près de 20 000 litres). Les affaires s’améliorent encore lorsque la Révolution française et les événements qui s’ensuivent en Europe interrompent pratiquement l’approvisionnement international en bière. À la fin des années 1780, John reconstruit la brasserie en pierre. L’entreprise prend de l’expansion, et la capacité de l’usine permet de produire annuellement 54 000 gallons d’ale, de bière et de bière d’épinette.
En 1803, la compagnie Molson commence à offrir un service de livraison de bière par des attelages de chevaux.

John Molson décède le 11 janvier 1836, et son petit-fils, John Henry Robinson, hérite des installations brassicoles.
En 1844, la brasserie commence à embouteiller sa bière dans des bouteilles bouchées et étiquetées. À une certaine époque, la production de bière dépasse l’approvisionnement en bouteilles, ce qui amène la corporation Molson à acquérir une usine de fabrication de bouteilles à Port Hope, en Ontario, en 1851.
Une renommée mondiale
Au début du XXe siècle, l’électricité remplace l’éclairage au gaz dans l’usine. Par la suite, des systèmes de réfrigération sont installés, permettant de brasser de la bière toute l’année, sans interruption pendant l’été. Cela a considérablement accéléré le développement de la marque.
En 1903, la compagnie lance sur le marché canadien la Molson Export, une ale dorée et rafraîchissante, fabriquée avec les mêmes ingrédients qu’aux débuts de la brasserie. Ce produit permet à Molson de se hisser parmi les meilleures brasseries du monde. La production de la brasserie passe de 3 millions de gallons en 1920 à 15 millions en 1930, puis à 25 millions en 1949.
La conquête du marché
En 1955, une nouvelle brasserie est ouverte à Toronto. La compagnie continue de croître et, en 1958, elle acquiert six autres brasseries, dont cinq dans l’Ouest canadien, assurant ainsi à Molson une présence dans tout le pays. En 2005, la compagnie annonce une fusion majeure avec l’entreprise américaine Coors, créant ainsi la Molson Coors Brewing Company.
