Parc du Mont-Royal

Park · Montréal · ⭐ 9.7/10 · 26751 avis · mis à jour : 2026-08-04 15:54:39

Adresse: 1260 Chem. Remembrance, Montréal, QC H3H 1A2, Canada

Parc du Mont-Royal — la montagne d’Olmsted au cœur de la ville

Montréal s’est bâtie autour d’une montagne, et cette montagne est restée un parc. Sur un peu plus de deux cents hectares, le parc du Mont-Royal enveloppe le sommet principal du mont Royal, à 233 mètres, et offre à la ville un massif boisé continu où l’on entend les corneilles plutôt que la circulation. Il a été dessiné par Frederick Law Olmsted, le père de l’architecture de paysage en Amérique du Nord, et n’a jamais été pensé comme un jardin d’agrément : Olmsted voulait que la montée elle-même soit le spectacle, que le promeneur traverse une succession de tableaux — clairière, escarpement, sous-bois, plan d’eau, panorama — et arrive au sommet apaisé. Cent cinquante ans après son inauguration, le programme tient toujours.

Les incontournables

  • Le belvédère Kondiaronk — la terrasse la plus photographiée de Montréal, suspendue au-dessus du centre-ville, du fleuve Saint-Laurent et, par temps clair, des collines montérégiennes. Elle porte depuis le 21 juin 1997 le nom du chef wendat Kondiaronk, artisan de la Grande Paix de Montréal de 1701.
  • Le chalet du Mont-Royal — pavillon de 1932 signé Aristide Beaugrand-Champagne, érigé comme chantier de secours pendant la Crise. Sa grande salle abrite dix-sept toiles murales racontant des épisodes de l’histoire de la ville, commandées à des peintres dont Paul-Émile Borduas, Marc-Aurèle Fortin et Adrien Hébert.
  • Le lac aux Castors — bassin artificiel creusé en 1938 par l’architecte paysagiste Frederick Todd dans un ancien marécage ; des vestiges de barrages de castors mis au jour pendant les travaux lui ont donné son nom. Pédalos l’été, patinoire réfrigérée l’hiver depuis 2006.
  • La croix du mont Royal — une trentaine de mètres d’acier plantés sur le flanc est, allumés pour la première fois la veille de Noël 1924. Depuis le 15 mai 1992, un système à fibre optique permet d’en faire varier la couleur.
  • Le chemin Olmsted — la grande voie de promenade en lacets, environ huit kilomètres de gravier à pente très douce, tracée pour que la montagne se gravisse lentement et reste accessible à tous, y compris en fauteuil roulant.
  • Les tam-tams — depuis 1978, à l’initiative du percussionniste Michel Séguin, les joueurs de tambour se rassemblent le dimanche au pied du monument à sir George-Étienne Cartier et jouent du début de l’après-midi jusqu’au crépuscule.

Ce que vous y trouverez

Le parc est un massif, pas une pelouse : forêt d’érables et de chênes, escarpements rocheux, sentiers secondaires, et quelques bâtiments patrimoniaux disséminés le long du parcours. Le secteur du lac aux Castors, ouvert et ensoleillé, sert de cœur familial ; le secteur du chalet, minéral et panoramique, sert de balcon urbain ; entre les deux, la forêt reprend ses droits sur des kilomètres.

  • Deux belvédères aménagés : le belvédère Kondiaronk, tourné vers le centre-ville, et le belvédère Camillien-Houde, ouvert sur l’est de l’île et le mont Saint-Bruno.
  • Le pavillon du Lac-aux-Castors, construit de 1955 à 1958 sur les plans de Hazen Sise et Guy Desbarats — toit ondulé et grandes baies vitrées, restauré avec un prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec en 2007.
  • La maison Smith, bâtie en 1858 pour le marchand Hosea Ballou Smith, aujourd’hui centre d’accueil et d’interprétation animé par l’organisme Les amis de la montagne, fondé en 1986.
  • Un habitat floristique protégé de 29 800 mètres carrés, créé en 2005, qui abrite notamment le podophylle pelté, des trilles et la fougère-à-l’autruche.
  • Des aires de jeux, une aire d’eau, des tables à pique-nique et des emplacements de barbecue au charbon dans le secteur du lac.
  • Un réseau hivernal complet : pistes de ski de fond de plusieurs niveaux, un sentier de raquette d’environ trois kilomètres, des couloirs de glissade et la patinoire réfrigérée.

Quoi faire — et pour qui

  • Le visiteur de passage — monter directement au belvédère Kondiaronk : en vingt minutes on comprend la géographie de Montréal, du fleuve aux ponts jusqu’aux gratte-ciel.
  • Les familles avec enfants — le secteur du lac aux Castors concentre tout au même endroit : pédalos, aire de jeux, jeux d’eau, glissade en hiver, restauration au pavillon.
  • Les marcheurs et coureurs — le chemin Olmsted offre une pente régulière et un revêtement souple ; les sentiers secondaires ajoutent du dénivelé et de la racine.
  • Les amateurs d’histoire et d’architecture — le chalet de 1932 et ses toiles murales, la maison Smith, la croix, les monuments : le parc se lit comme un condensé du XXe siècle montréalais.
  • Les naturalistes — érablière mature, oiseaux migrateurs au printemps, renard roux et grand duc signalés sur la montagne, inventaires floristiques annuels.
  • Les sportifs d’hiver — ski de fond, raquette et patin dans le même parc, avec location d’équipement sur place par Les amis de la montagne.

S’y rendre et infos pratiques

Le parc chevauche trois arrondissements — Ville-Marie, Outremont et Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce — ce qui explique qu’on y accède par plusieurs côtés. Le plus simple depuis le centre-ville : la ligne orange jusqu’à la station Mont-Royal, puis l’autobus qui traverse la montagne et dessert le secteur du lac. Depuis la ligne verte, les stations Peel et Guy-Concordia mettent le pied du versant sud à portée de marche, mais il faut alors monter les grands escaliers : c’est la voie courte et sportive. Sur le flanc nord, la station Édouard-Montpetit, desservie par la ligne bleue et par le REM, ouvre sur le côté université. L’accès au parc est gratuit et il n’y a ni billetterie ni barrière ; seuls les stationnements sont payants, et ils se remplissent tôt les fins de semaine ensoleillées. Le parc est ouvert tous les jours de 6 h à minuit. Comptez deux à trois heures pour un aller-retour au belvédère et au lac, une demi-journée si vous voulez faire le chemin Olmsted dans son ensemble.

Quand venir

Au printemps, la montagne se déclare avant le reste de la ville : les éphémères printanières fleurissent sous les arbres encore nus, les migrateurs passent en nombre, et la neige fondante rend certains sentiers boueux — chaussures fermées obligatoires. L’été apporte l’ombre dense de l’érablière, les pédalos sur le lac, les pique-niques et les tam-tams du dimanche ; c’est aussi la saison la plus fréquentée, et le belvédère au coucher du soleil se partage avec beaucoup de monde. L’automne est la meilleure carte du parc : entre la fin septembre et la mi-octobre, l’érablière vire au rouge et à l’or, et la vue depuis le chalet devient un tableau. L’hiver, enfin, n’est pas une saison morte à Montréal mais une saison à part entière : la patinoire réfrigérée du lac aux Castors fonctionne même quand le redoux menace, les pistes de ski de fond sont tracées, un sentier de raquette d’environ trois kilomètres traverse le bois enneigé, et les couloirs de glissade tournent à plein toute la journée. Par grand froid et ciel dégagé, la vue depuis le belvédère porte plus loin qu’en toute autre saison.

Bon à savoir

La montagne est un pluton : un magma remonté il y a environ 125 millions d’années s’est refroidi en profondeur, et l’érosion a fini par dégager le noyau dur — monzonite, diorite, gabbro — qui forme aujourd’hui l’une des collines montérégiennes. Jacques Cartier lui donne le nom de « mont Royal » en 1535, lors de son deuxième voyage. Le 6 janvier 1643, Paul de Chomedey de Maisonneuve y plante une croix pour remercier d’avoir vu le fort de Ville-Marie épargné par une crue ; c’est ce geste que commémore la croix actuelle, dont la Société Saint-Jean-Baptiste lance le chantier le 16 mai 1924. La création du parc, elle, naît d’une inquiétude : à partir de 1862-1863, des coupes d’arbres sur les propriétés privées du sommet alarment la population. La Ville lance les expropriations en 1872, engage Olmsted en 1874, achève l’acquisition des terrains en 1875 et inaugure le parc en mai 1876 — le plus ancien espace protégé du Québec. Un funiculaire à vapeur hisse les visiteurs vers le sommet de 1885 à 1918, à rebours exact de la philosophie d’Olmsted, avant d’être jugé dangereux et démonté en 1920 ; un premier belvédère avec restaurant sert de 1906 à 1934, remplacé par le chalet actuel. En janvier 1998, la grande tempête de verglas casse une partie de la canopée. Le mont Royal est cité comme site du patrimoine en 1987, puis déclaré site patrimonial en 2005, avec une règle d’urbanisme devenue emblématique : aucun bâtiment de Montréal ne doit dépasser la hauteur de la montagne. Sur les flancs voisins du parc s’étendent le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, fondé en 1854 et long de 113 hectares, le cimetière Mont-Royal, l’Oratoire Saint-Joseph et l’Université de Montréal — un ensemble que l’on désigne collectivement comme la montagne.

Conseils aux visiteurs

  • Montez par le chemin Olmsted et redescendez par les escaliers du versant sud : la pente douce à l’aller épargne les jambes, la descente raide fait gagner une demi-heure.
  • Pour le coucher du soleil au belvédère Kondiaronk, arrivez au moins quarante minutes à l’avance en été — et rappelez-vous que le parc ferme à minuit, bien après la tombée du jour.
  • En hiver, l’équipement — patins, skis, raquettes — se loue sur place ; inutile de traverser la ville avec le vôtre.

Questions et réponses

L’entrée du parc est-elle payante ? Non. L’accès au parc du Mont-Royal est libre et gratuit, tous les jours de 6 h à minuit. Seuls les stationnements sont tarifés, et certaines activités encadrées ou locations d’équipement le sont également.

Peut-on atteindre le sommet sans faire de randonnée ? Oui. Une ligne d’autobus traverse la montagne et dépose les visiteurs près du secteur du lac aux Castors et du chalet ; de là, le belvédère Kondiaronk est à quelques minutes de marche sur terrain plat.

Peut-on se baigner dans le lac aux Castors ? Non. C’est un bassin d’agrément peu profond, aménagé en 1938 : on y fait du pédalo l’été et du patin l’hiver. Pour les enfants, une aire de jeux d’eau est aménagée à proximité pendant la belle saison.

Peut-on monter dans la croix ? Non, la croix n’est pas accessible au public. Elle s’admire de loin : elle s’illumine à la tombée du jour et se voit depuis une grande partie de l’est de la ville.

Quand ont lieu les tam-tams ? Le dimanche après-midi, de la fin du printemps au début de l’automne, autour du monument à sir George-Étienne Cartier. Les percussions commencent en début d’après-midi et se poursuivent jusqu’au crépuscule ; l’événement est libre, gratuit et sans organisateur officiel.

Le parc vaut-il la peine en hiver ? Absolument, et c’est même l’une de ses meilleures saisons : patinoire réfrigérée, pistes de ski de fond tracées, sentier de raquette d’environ trois kilomètres et couloirs de glissade. Le pavillon du lac permet de se réchauffer et de se restaurer entre deux sorties.

Combien de temps faut-il prévoir ? Deux à trois heures suffisent pour combiner le belvédère, le chalet et le lac. Comptez une demi-journée pour parcourir le chemin Olmsted dans son ensemble, et une journée si vous ajoutez les flancs et les monuments.

Le chalet est-il ouvert au public ? Oui. On peut entrer dans la grande salle, y voir les dix-sept toiles murales de 1932 et s’y restaurer ; c’est aussi l’abri le plus utile du parc quand la météo tourne.

Avis des visiteurs

  1. vishal dhamke

    La glissade sur tube à neige au mont Royal, près du lac aux Castors, est une aventure palpitante qui garantit une journée remplie de plaisir et de sensations fortes! En dévalant les pentes enneigées, vous ressentirez une…

  2. I’m Chilling

    Notre visite au parc du Mont-Royal a été tout simplement impressionnante! Dès le moment où nous avons commencé à monter la montagne, nous avons été captivés par la beauté naturelle qui nous entourait. Il n'a fallu que 5…

  3. Kateryna Shumenkova

    Un endroit magnifique pour se détendre. Il y a des tables et des barbecues. Stationnement.

  4. Andriy Usenko

    De cet endroit, on voit Montréal comme dans le creux de la main.
    Il faut absolument voir ça! ))

Dernière mise à jour des avis : 2026-08-04 15:54:39

Les données sont mises à jour chaque mois. Sources : montreal-name.com et sélection éditoriale basée sur les avis.

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