Histoire du développement du réseau d’égouts à Montréal

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les principales sources d’eau pour les habitants de Montréal étaient le fleuve Saint-Laurent, quelques puits isolés et les porteurs d’eau. Cependant, se précipiter au fleuve pour étancher sa soif ou pour combattre un incendie était problématique : cela demandait beaucoup de temps et d’efforts, pendant que le feu causait des dommages considérables. La Ville a donc commencé à réfléchir à une solution. Pour en savoir plus, visitez montreal-name.com.

Construction du premier système d’approvisionnement en eau

Le 8 avril 1801, Simon McTavish et ses partenaires – les marchands de fourrures Joseph Frobisher et Daniel Sutherland, l’avocat Stephen Sewell et Thomas Schieffelin – ont reçu une autorisation officielle du gouvernement provincial pour fournir une « eau saine et de qualité » aux habitants de Montréal. Ce groupe d’enthousiastes a fondé la Compagnie des propriétaires de l’aqueduc de Montréal. Aux côtés de Philadelphie, Montréal est ainsi devenue l’une des premières villes d’Amérique du Nord à être équipée d’un système d’approvisionnement en eau.

L’eau était puisée dans un étang situé sur le mont Royal, dans le village de Côte-des-Neiges, et acheminée par des conduites en bois jusqu’à des réservoirs installés au pied de la montagne, avant d’être distribuée par un petit réseau de tuyaux. En 1805, la rue Notre-Dame était desservie, et le système a été progressivement étendu à d’autres rues.

La modernisation du réseau

Ce premier réseau en bois présentait plusieurs inconvénients. En hiver, les tuyaux gelaient et éclataient, et durant les étés secs, le système tombait également en panne. En conséquence, la compagnie a été vendue en 1816 à Thomas Porteous pour 5 000 livres sterling. Le nouveau propriétaire s’est lancé dans la modernisation du système, y investissant environ 40 000 livres sterling. Les tuyaux en bois ont été remplacés par des tuyaux en fonte, les citernes en bois par des réservoirs en plomb d’une capacité de 240 000 gallons, et une station de pompage à vapeur a été installée pour puiser l’eau du fleuve Saint-Laurent.

Malgré ces travaux, l’aqueduc n’était toujours pas très rentable, et l’entreprise a été revendue en 1832 pour 60 000 livres sterling.

La construction de l’aqueduc

Avec la croissance de la ville, les besoins en eau augmentaient. En 1852, lors d’une grande sécheresse, le système d’aqueduc a été gravement endommagé par un incendie majeur, qui a également détruit environ 1 200 bâtiments. C’est alors qu’a été prise la décision de construire le premier véritable aqueduc de la ville. Ce projet a été confié à l’ingénieur canadien Thomas C. Keefer. L’aqueduc a été aménagé au pied de l’avenue Atwater, à la limite nord-est de l’actuel arrondissement de Verdun. La construction s’est achevée en 1856.

À l’aide de pompes hydrauliques, l’eau était puisée dans le fleuve près de Lachine et acheminée jusqu’au réservoir McTavish, construit entre 1852 et 1856. Dans les années qui ont suivi, l’administration municipale de Montréal a entrepris des travaux pour améliorer le système, ce qui a mené à la construction d’un canal de dérivation et à l’élargissement de l’aqueduc.

En 1863, le surintendant de l’aqueduc de Montréal pouvait annoncer fièrement aux membres du conseil municipal que tous les bâtiments de la ville étaient raccordés au système d’approvisionnement en eau, desservant plus de 60 000 personnes.

L’amélioration de la qualité de l’eau

Bien qu’au fil des ans le système d’aqueduc se soit perfectionné et ait couvert une plus grande partie de la ville, la qualité de l’eau laissait à désirer. Certains jours d’été, plus elle était foncée, plus elle semblait dangereuse.

En 1910, Montréal a été frappée par une épidémie de fièvre typhoïde. Les autorités locales ont alors décidé d’entreprendre des travaux pour améliorer l’état du réseau, en s’inspirant des villes américaines. Il a notamment été décidé d’installer des filtres dans le réseau et de procéder à la chloration de l’eau.

Finalement, après plus de 100 ans de travail, les habitants de Montréal pouvaient enfin profiter d’une eau propre et sûre pour cuisiner, se laver, faire la lessive et accomplir de nombreuses autres tâches quotidiennes.

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